• Comment choisir son «psy»?

     

    Le titre

                Il existe de nombreux termes : psychologue, psychiatre, psychanalyste, psychothérapeute, thérapeute psycho-affectif, coatch, etc… Comment ne pas tomber sur un charlatan ? Comment bien choisir ?

                La première chose est de savoir quelles professions sont issues d’un diplôme universitaire reconnu par l’état français. Il n’y en a que deux. Ce sont les psychiatres et les psychologues cliniciens. Un psychiatre est un médecin titulaire de son doctorat de médecine et ayant fait une spécialisation en psychiatrie, il est habilité à prescrire des médicaments et sa consultation est remboursée par la sécurité sociale. Un psychologue clinicien a suivi une formation universitaire et est titulaire d’un master professionnel en psychologie clinique et psychopathologie. Sa consultation n’est malheureusement pas remboursée par la sécurité sociale mais certaines mutuelles prennent en charge les remboursements.

                Tous les autres titres ne sont pas protégés et donc n’importe qui peut se déclarer « thérapeute », « coach », ou « psychanalyste » sans que rien ne puisse lui être reproché. En revanche un psychiatre ou un psychologue pourra se spécialiser dans la psychanalyse, les thérapies cognitives et comportementales (TCC) ou les thérapies systémiques brèves ; mais il sera avant tout psychiatre ou psychologue clinicien.

    Une nuance est à noter: depuis 2011, le titre de "psychothérapeute" est légiféré par une loi et oblige les thérapeutes à répondre à un certains nombre de critères universitaires, rendant ce titre protégé (CEP: Certificat Européen de Psychothérapie). 

     

     

     L’orientation théorique

                 Il existe de nombreuses orientations théoriques. Les plus connues sont la psychanalyse, les TCC, les thérapies systémiques brèves, et il en existe d’autres. Elles ont chacune leur particularité avec leurs avantages et leurs défauts. La plus adaptée pour vous dépend principalement de votre problème et de la manière dont vous voulez l’aborder. Demandez quelles formations votre psy à faites, quelles sont ses orientations théoriques, comment se déroulent ses prises en charges, n’hésitez pas à poser de nombreuses questions.

     

    Demander conseil

                 Pour trouver un psy, il est important de commencer par demander conseil. D’abord pour démêler, dans le foisonnement des thérapies, le type de prise en charge adapté à votre problématique, ensuite pour trouver le psy qui, par son expérience et sa personnalité, vous correspondra le mieux en fonction de vos difficultés et de vos attentes. Vous pouvez, par exemple, vous adresser à votre généraliste qui vous connaît bien et qui a l’habitude d’adresser ses patients à des psy. Il saura vous en recommander un.

     

    Homme ou femme ?

                 Un homme ou une femme ? Selon les problématiques certains patients s’imaginent être mieux compris si le psy est spécifiquement un homme ou une femme. C’est en fait plus une question de confiance et vous serez amené à réfléchir aux raisons de ce choix par rapport aux images masculines et féminines. Par exemple dans le cas d’une femme qui a subi des maltraitances physiques, elle aura peut être des difficultés à accorder sa confiance à un homme… Néanmoins une image masculine rassurante pourra amener un changement positif dans sa manière de voir la réalité.

     

    Le « feeling »

                 Peu importe votre choix, lors du premier rendez-vous si vous êtes mal à l’aise ou si cela ne correspond pas à vos attentes, ne soyez pas démotivé. Cela arrive que ça ne « colle pas », c’est une question de feeling. Si vous ressentez une gêne, n’hésitez pas à lui en parler.

     

    Pour conclure

                 Méfiez-vous des psy qui vous entraînent dans une relation de dépendance: le but d’une thérapie est de vous conduire à plus d’autonomie dans la gestion de votre souffrance. Pour savoir si votre psy vous convient, fiez-vous à ce que vous ressentez. La sympathie que vous éprouvez pour lui est un critère important, mais pas suffisant. On peut avoir de la sympathie pour des charlatans. Vous devez avoir le sentiment que votre psy vous écoute et que vous progressez. Attention à ceux qui vous font croire aux miracles. Les psy ne peuvent garantir ni le résultat de la cure ni sa durée, qui dépendent en grande partie de votre engagement, de votre motivation et de votre difficulté. Fuyez les psy qui sortent de leur cadre professionnel – par une invitation à dîner par exemple – ou qui enfreignent le code de déontologie : secret professionnel, respect de votre anonymat…

     

     

    A LIRE

     

    Comment bien choisir son psy
    de Sylvie et Pierre Angel.

     

    Un guide pratique enrichi de nombreux témoignages pour vous aider à choisir, parmi les différentes techniques de psychothérapie, celle qui vous convient le mieux en évitant gourous et charlatans (Robert Laffont, 1999).

     


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  • Commentaires

    1
    N.Desbiendras Profil de N.Desbiendras
    Lundi 5 Juillet 2010 à 19:11

                Depuis le 20 mai 2010 est sortie une loi sur la régularisation de l'usage du titre de psychothérapeute: Décret N°2010-534. Cette loi visant à régulariser le statut de psychothérapeute est néanmoins controversée. Elle vise à proposer une formation universitaire de 4 modules de 100 heures chacun avec un stage de pratique clinique.

    Pour le moment la mise en pratique de ce décret reste flou quant aux organismes pouvant être accrédités pour dispenser cette formation.

     

     

    Le décret sur le site de Legifrance :

    http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000022244482&dateTexte=&categorieLien=id

     

     

    Une critique de ce décret :

    http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1398

     

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