• Voici le témoignage que François m'a confié quelques temps après la fin de sa thérapie. Je l'en remercie grandement pour les patients que ce témoignage pourra aider.

    Voici ces quelques mots pour témoigner du travail que j'ai accompli, sous votre égide, entre Mai et Novembre 2012, durant 13 séances en votre cabinet.

    Ce qui était ciblé, étaient les conséquences de la guerre d'Algérie mon pays de naissance, où je n'envisageais pas de revenir faute de stabilité émotionnelle. Le seul fait d'y penser me plongeait dans une phobie.

    J'ai gardé depuis l'âge de 8 ans tout ce climat de terreur, de couvre feu, et de déracinement, qui m'a valu, un échec scolaire, des peurs indirectes, de l'anxiété. Dès qu'une situation était tendue, ces souvenirs revenaient et me plongeaient dans un état d'angoisse, invalidant.

    Ceci était le trauma originel, mais j'ai pu constater, qu'il y avait des rhizomes, qu'il a fallu cibler, et traiter comme des mini traumas.

    Au fur et à mesure, je mesurais à quel point dans une même situation, le retentissement émotionnel était à peine perceptible.

    Mes émotions qui me troublaient, baissaient, et un nouveau comportement s'installait.

    Une transformation du comportement s'opérait, et s'opère encore, en raison de la fin de cet "état d'alerte", et de vigilance dans lequel, je m'étais installé depuis cette période.

    Oui je confirme que ce travail impacte bien le cerveau limbique, et provoque bien la disparition de l'excès de ces émotions négatives qui m'ont bien, comme à beaucoup de monde, perturbé, dans le courant de ma vie personnelle, et professionnelle.

    Puisse ce témoignage, encourager, et motiver, les gens en souffrance qui doivent profiter des avancées de la neuro science, pour changer leur vie, et accéder à plus de bien être.

    Je fais cette déclaration en mon âme et conscience, pour servir ce qui va dans le sens d'une belle transformation.

    Avec toute ma gratitude, et mon cordial souvenir.

     



     

     

     

     


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  • Vincent a 40 ans et est père de deux enfants. On lui a diagnostiquer une tumeur au cerveau.

    En septembre 2011, alors que je m'apprêtais à fêter mes 40 ans, les médecins ont découvert une tumeur maligne à l'avant de mon cerveau. Ce fut le début d'un parcours de 15 mois, avec au programme : trois opérations ponctuées par 30 séances de radiothérapie et trois sessions de chimio plus qu'éprouvantes. Le tout avait fait son lit sur les relations plus que conflictuelles que j'entretenais avec mon père depuis de très longues années. Sans le savoir, mes accès de colère étaient dus à ce duo insidieux. Je m'énervais pour rien, tapais sur tout ce qui ne pouvait me rendre les coups, hurlais sur mes enfants. Au cours de l'hiver 2010-2011, j'avais même sombré dans la dépression.

    Entre deux opérations, j'ai découvert l'EMDR et la cohérence cardiaque en lisant les ouvrages de David Servan-Schreiber. C'est avec curiosité, mêlée d'une immense colère, de rage et de tristesse, que j'ai pris rendez-vous avec mon psychothérapeute et appliqué ces deux méthodes. Complémentaires, elles ont été d'une redoutable efficacité. Mes problèmes avec mon père étaient insupportables et m'irritaient dès que je les évoquais. En quelques mois, avec l'aide de mon psychothérapeute, elles sont devenues une partie de ma vie, de mon film. Restait à traiter la maladie qui me grignotait les neurones depuis plus de deux années. Hélas, j'ai dû être opéré une troisième fois, j'ai également eu des problèmes avec certains médecins censés me prendre en charge ... Des événements trop gros pour être digérés compte tenu de l'importance qu'ils prenaient pour moi. A chaque fois, je rechutais et parvenais à me relever. Quelques jours avant mon IRM de contrôle, mon âme était totalement apaisée. Les plaies béantes qui étaient ouvertes depuis longtemps, mais aussi les plus jeunes, ont toutes été pansées en grande partie grâce à ce travail thérapeutique.

     

     


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  •  Marie, 32 ans.

    Marie a subis des attouchements d'un garçon de quatre ans son aîné quand elle avait 11 ans. Ce souvenir douloureux lui est revenu à 25 ans. Voici son témoignage.

     J’ai commencé mes séances d’EMDR, suite aux conseils d’une amie, pour travailler sur un traumatisme autour d’attouchements sexuels survenus dans l’enfance.

     J’ai occulté cet événement pendant des années jusqu’au jour ou j’ai enfin pris conscience qu’il avait des répercussions sur mes relations à mes parents, à mon couple, à mes amis.

     En effet, j’avais développé des relations de dépendance affective avec les autres. Je m’investissais beaucoup dans les relations pour être à la hauteur des espérances des autres, pour être toujours aimée. J’étais profondément frustrée et déçue lorsque le retour d’autrui n’était pas conforme à mes attentes. L’équilibre ne caractérisait pas mes relations.

     Je ne pouvais pas construire une relation de couple saine avec une sexualité épanouissante dans la mesure où les hommes me faisaient terriblement peur.

     Je n’étais pas capable d’accorder ma confiance.

     Je me suis oubliée, rejetée, désaimée pendant longtemps jusqu’à ce que j’aie décidé que ca allait cesser.

     

    Au début, j’ai posé le cadre de mon histoire et j’ai expliqué pendant toute une séance (la première) sur quel point je souhaitais travailler et pourquoi.

     Je dois avouer que je restais perplexe face à cette méthode de traitement que je ne connaissais pas et surtout par rapport aux conséquences des séances.

     J’ai été très vite rassurée et j’ai compris que c’était moi qui travaillais pour examiner cette situation traumatisante et faire en sorte qu’elle fasse partie de moi sans être traumatisante.

     Lors de la 3ème séance, j’ai pu revivre la situation traumatisante en images mais aussi en couleurs, en odeurs et en parole.

     Je me suis vue en train de sortir de la cage dans laquelle je m’étais enfermée petite. Je me suis sauvée moi-même. La grande fille d’aujourd’hui est venue secourir la petite enfermée. Je me suis pardonnée aussi et j’ai pardonné à mes proches de ne pas m’avoir secouru.

     Ca a été un véritable choc, une vague d’émotions intenses et libératrices.

     Je pouvais enfin avoir confiance en moi, me protéger moi-même et j’ai lâché prise par rapport aux attentes des autres à mon sujet. Je vis pour moi désormais.

     Grâce à un travail encadré et progressif sur des situations du passé ayant un rapport avec le présent, au bout de 4 séances intenses, le traumatisme ne guide plus ma vie, j’ai des relations saines avec les autres, je suis en accord avec moi-même et je me sens apaisée.

     L’EMDR m’a permis de trouver un équilibre durable en quelques séances.

     


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  • François était casque bleu au Liban, à son retour il souffrait de syndrome post-traumatique. Voici son témoignage.

     

    Tout d'abord, la thérapie m'était grandement nécessaire, pour plusieurs choses. Lorsque je suis rentré du Liban, je n'avais aucune envie de rire, m'amuser, sortir, dormir et même manger à ce moment-là. J'ai perdu beaucoup de poids, me reposer convenablement m'était presque impossible, je faisais énormément de cauchemars. Je sortais tellement peu car la moindre chose banale, un bruit d'avion, l'odeur de l’essence, etc. me mettaient mal à l'aise. Trop de souvenirs remontaient.

     

    Aujourd’hui, grâce aux soins, je peux sortir à nouveau sans aucun problème, ce qui m'as permis de rencontrer mon amie actuelle. Mon « hyper-vigilance » a disparu, je ne fais plus de cauchemars en rapport avec le Liban mais des rêves classiques, l'appétit est revenu, j'ai repris du poids, la libido est réapparue, je me suis remis à faire du sport.

     

    Enfin, je sais que la thérapie fut bénéfique pour moi et mon entourage car maintenant je suis capable de vivre avec ces souvenirs et de ne plus les considérer comme un fardeau. Aujourd’hui, je suis fier de ce que j'ai fais.

     


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  • Voici ce que m'a livré une patiente en fin de suivie EMDR. Elle m'a donné l'autorisation de transmettre ce qu'elle m'a écrit et je l'en remercie. Elle a 33 ans, mariée, 2 enfants et son suivi a duré 2 ans. Ceci est un résumé de la richesse des écrits qu'elle m'a confiée. Vous retrouverez ce témoignage dans le chapitre 13- Maltraitances dans l'enfance. 

    Au début des séances EMDR, je me posais uniquement en victime (surtout de ma mère). J'estimais que mon état n'était lié qu'au fait que ma mère était extrêmement blessante, méchante, que mon père me couvait trop et ne me prenait pas au sérieux, que mon mari ne m'aidait pas assez. Je me suis aperçue finalement que le déclencheur de la dépression venait de moi, que c'est moi qui avais mis tout cela en place, j'avais décidé que ça n'allait pas bien se passer, j'avais décidé de les faire « payer » en les culpabilisant. Pour autant je suis allée trop loin et je ne pouvais plus arrêter les choses, en plus, plus personne ne me croyait ! Lors des séances EMDR nous avons travaillé des événements du passé proche et qui se sont tous révélés être en lien avec le passé lointain, mon enfance. Plus les séances avançaient dans le temps et plus j'avais de facilités à faire les liens entre les événements du présent ou du passé proche et ceux du passé. 

    J'ai compris que ma mère avait un comportement « pervers », manipulateur, quuand j'étais enfant elle prenait plaisir à me voir la chercher, à me voir en position de faiblesse, voir de détresse pour, en plus, me faire remarquer ensuite que mon comportement n'était pas normal. J'ai aussi compris qu'elle prenait plaisir à me voir culpabiliser et que c'était un moyen pour elle de garder « le contrôle » sur moi. J'ai compris qu'elle était extrêmement narcissique et manipulatrice et prête à tout pour qu'on lui « appartienne », surtout le mental. J'ai compris que j'étais dans une situation de « sidération » face à elle. J'ai compris pourquoi j'avais tant de mal à prendre une décision, à avoir un avis et à la conserver. J'ai aussi compris qu'elle m'avait infantilisée et que j'étais dans une relation de dépendance à l'autre qui ne me permettait pas d'avoir un autre rôle comme celui d'épouse ou de maman. J'ai réalisé que j'avais peur qu'elle ne m'aime plus.

      Au cours des séances d'EMDR, j'étais très en colère, contre tout le monde. Parfois je me « trompais de colère », et la colère dirigée contre ma mère allait vers mon mari. Il m'a été très difficile d'accepter que ma mère était une manipulatrice et que je ne pouvais plus avoir aucune attentes vis-à-vis d'elle. Il m'a été encore plus difficile d'accepter que j'avais parfois moi-même des comportements manipulateurs.

     Grâce à la thérapie j'ai pu faire des parallèles entre des situations du présent et celles du passé et mieux comprendre pourquoi j'agis de telle ou telle manière au présent. J'ai réussi à analyser certaines situations du passé, pour les voir sous un jour nouveau et de comprendre pourquoi je ressens telle ou telle chose. Je peux reconnaître les comportements manipulateurs pour m'en protéger. Durant la thérapie, j'ai revécue certaines situations du passé et ressentie les sentiments que j'avais pu éprouver, les pensées que j'avais pu avoir quand j'étais petite. Je peux repenser à ces situations aujourd’hui sans ressentir cette douleur, maintenant je me sens forte et avec une bonne estime de moi.


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